La marijuana, dont le composant actif est le THC (tétrahydrocannabinol), peut provoquer des symptômes de sevrage lorsque sa consommation est interrompue après une période prolongée.
Comment arrêter la marijuana ? Addiction au THC et symptômes de sevrage
Lorsque vous arrêtez de consommer de la marijuana et que votre corps ne reçoit plus les quantités de THC auxquelles il était habitué, une série de changements s’opère dans votre corps, qui se manifeste par une série de symptômes.
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Symptômes de sevrage du THC
Les symptômes qui apparaissent lors de l’arrêt de la consommation de marijuana peuvent durer de quelques jours à quelques semaines, en fonction du niveau de consommation. Les symptômes les plus courants sont les suivants
- Anxiété
- Irritabilité
- Dépression
- Insomnie
Les cas les moins fréquents sont les maux de tête, les frissons, la perte d’appétit, la transpiration et les douleurs abdominales (3).
Développement du syndrome de sevrage du THC
Certaines études ont décrit l’évolution du syndrome de sevrage du THC. Au début, il peut y avoir de l’insomnie, de l’irritabilité et une diminution de l’appétit.
Après 7 jours, l’apparition de changements d’humeur semble fréquente et comprend la colère, l’agressivité et la dépression, avec un pic 2 semaines après l’arrêt de la marijuana. D’autre part, les troubles du sommeil peuvent persister plus longtemps (3).
Risques liés à l’arrêt de la consommation de THC
Le manuel DSM-5 introduit pour la première fois le diagnostic de “sevrage du cannabis”. Il s’agit d’une affection non spécifique, bénigne, qui touche 12 à 20 % des consommateurs réguliers de cannabis qui arrêtent brusquement leur consommation (4).
Le sevrage de la marijuana n’implique pas un risque élevé de problèmes graves. Toutefois, un traitement supplémentaire est nécessaire en présence d’autres affections médicales ou psychiatriques, ou en cas de polytoxicomanie et de dépendance, lorsque les complications et les symptômes de sevrage peuvent être plus intenses.
On ne sait pas grand-chose sur la manière dont les effets de la marijuana se combinent avec ceux d’autres drogues, mais on sait que la consommation de plusieurs substances en même temps peut intensifier les symptômes de sevrage. En outre, lespersonnes qui fument du tabac en même temps que du cannabis présentent davantage de symptômes de sevrage que celles qui ne consomment que du cannabis (9). Il est donc important d’identifier les substances consommées et de surveiller les symptômes de sevrage liés aux substances ou combinaisons de substances, telles que l’alcool, la nicotine et le THC, qui présentent un risque plus élevé.

Comment arrêter de fumer
L’approche thérapeutique doit toujours être personnalisée et dépendra de l’évaluation professionnelle. Il est recommandé de consulter un professionnel spécialisé pour traiter l’accoutumance ou la dépendance à la marijuana, ou si vous avez des doutes ou des inquiétudes quant à son utilisation.
Stratégies pour arrêter le THC
Bien qu’il n’y ait pas beaucoup de preuves dans la littérature scientifique, la pratique clinique comprend différentes approches pour aider les personnes qui arrêtent de consommer de la marijuana, y compris des interventions psychologiques, une thérapie de groupe, une psychoéducation, des conseils en matière de régime alimentaire et d’hydratation, entre autres.
Dans la littérature scientifique, la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), qui vise à identifier et à modifier les schémas de pensée et de comportement qui contribuent à la consommation de cannabis, se distingue. Il comprend une formation à des compétences telles que les techniques de relaxation, les activités agréables, la gestion du stress, de l’humeur et de la colère, ainsi que la fixation d’objectifs (3).
Bien qu’il n’existe actuellement aucun médicament spécifiquement approuvé pour le traitement de la dépendance au cannabis, certaines études ont utilisé des antidépresseurs et des anxiolytiques pour gérer les symptômes de sevrage et améliorer les taux d’abstinence. Toutefois, l’utilisation de médicaments doit être strictement supervisée par un médecin, et uniquement dans les cas où elle est jugée appropriée. En outre, des études ont exploré l’utilisation du CBD pour le traitement des dépendances, y compris la dépendance à la marijuana.
Note : Il s’agit d’un article d’information qui n’est pas destiné à prévenir, diagnostiquer ou traiter une quelconque maladie. Son contenu peut compléter, mais ne doit jamais remplacer, le diagnostic ou le traitement d’une maladie ou d’un symptôme. Les produits Cannactiva ne sont pas des médicaments et sont destinés à un usage externe. De nouvelles données scientifiques pertinentes peuvent être disponibles depuis la date de publication. Consultez votre médecin avant d’utiliser le CBD. L’approche thérapeutique doit toujours être personnalisée et dépendra de l’évaluation professionnelle. Il est recommandé de consulter un professionnel spécialisé pour traiter l’accoutumance ou la dépendance à la marijuana, ou si vous avez des doutes ou des inquiétudes quant à son utilisation.
Références
- Budney, A. J. et Hughes, J. R. (2006). Le syndrome de sevrage du cannabis. Current opinion in psychiatry, 19(3), 233-238. https://doi.org/10.1097/01.yco.0000218592.00689.e5
- González, S., Cebeira, M. et Fernández-Ruiz, J. (2005). Tolérance et dépendance aux cannabinoïdes : une revue des études sur les animaux de laboratoire. Pharmacologie, biochimie et comportement, 81(2), 300-318. https://doi.org/10.1016/j.pbb.2005.01.028
- Connor, J. P., Stjepanović, D., Budney, A. J., Le Foll, B. et Hall, W. D. (2022). Gestion clinique du sevrage du cannabis. Addiction (Abingdon, Angleterre), 117(7), 2075-2095. https://doi.org/10.1111/add.15743
- Livne O, Shmulewitz D, Lev-Ran S, Hasin DS. DSM-5 cannabis withdrawal syndrome : Demographic and clinical correlates in U.S. adults (Syndrome de sevrage du cannabis du DSM-5 : corrélats démographiques et cliniques chez les adultes américains). Drogue Alcool Dépend. 2019 Feb 1;195:170-177. doi: 10.1016/j.drugalcdep.2018.09.005. Epub 2018 Oct 22. PMID : 30361043 ; PMCID : PMC6359953.
